BREL EN SCENE

CD Brel en sène
par UNIVERSAL
type de produit : CD

 

 

 

 

 

« La chose la plus jolie de la part d’une salle, c’est une espèce de qualité de silence »
Avant première - France Inter 22/03/1963

 

18 Titres

Chansons issues d'enregistrements publics inédits aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suisse.

On n'oublie rien
La,La,La
La tendresse
Seul
La valse à mille temps
Ne me quitte pas
Marieke
Le moribond
Les singes
Le plat pays
Rosa
La Fanette
Grand-mère
Fernand
Les bourgeois
Le prochain amour
Les bonbons
Madeleine

Commentaires :
Sur ce cd, la chanson « Le plat pays » est récitée par Jacques Brel
Quand il entre en scène, Jacques Brel sort de l’ombre comme s’il sortait de sa vie pour venir nous chanter le reflet des nôtres. Il arrive vers nous, gesticulant, impatient et heureux de retrouver son public du haut de ce no man’s land que devient parfois l’avant-scène. La générosité dans la voix et le cœur au bout des bras, il semble nous accueillir.
Une énergie, une puissance nous prend d’assaut avec l’intention, non dissimulé, de nous étonner, voire de nous heurter, de nous séduire, de nous emporter.
Il a tout à donner.
Ce prodigieux interprète, amoureux de l’instant, provoque, attaque, bouleverse sans répit avec sa plus belle arme : sa palette d’émotions. Face à nous, il revit, sans filet mais tout en pudeur, ses blessures, ses désenchantements, ses révoltes et ses peurs. Il nous les clame avec force et voilà qu’elles deviennent nôtres.
Les images qu’il nous projette dans la blancheur des projecteurs rencontrent nos sentiments et nous avons l’étrange impression qu’il nous vole nos mots.
Certes, il estime et avec respect, que le public a ses raisons, ses choix, ses exigences, ses respirations, sa couleur. Mais Jacques Brel a décidé depuis toujours que c’est lui qui donnerait le ton, le rythme, la cadence de ses tours de chant.
Cet artisan de la chanson, comme il aimait se définir, réalisait son chef-d’œuvre à chaque tour de chant, par ses interprétations magistrales. Certaines d’entre elles sont gravées dans les mémoires ; elles s’imposaient à nous avec cette merveilleuse impression de la conviction de la première fois et la puissance d’une dernière fois.
Avec « Brel en scène », on se retrouve au plus près de Jacques. Comme l’enfant et l’adolescent qu’il était, il se lance, tête baissée, dans ce défi quotidien. Il nous offre l’amplitude de sa liberté d’interprète en accentuant telle phrase ou telle rime dans une chanson. Il n’hésite pas à « voyager » audacieusement mais avec talent sur la mesure.
Sa décision de réciter plutôt que de chanter ce soir-là « Le plat pays » reste un moment privilégié qu’il nous est possible de revivre aujourd’hui « en direct », non sans émotion, grâce aux sinuosités du hasard - qui n’existe pas - quelque quarante ans plus tard. Merci le hasard.
Un enregistrement de Brel en scène permet aussi et surtout d’apprécier les qualités artistiques exceptionnelles des musiciens qui l’accompagnent, le soutiennent.
On est merveilleusement séduits par la virtuosité du piano dans « La valse à mille temps » et on ne peut rester insensible à l’accordéon dans « Fernand ».
Le tour de chant de Jacques Brel est une succession de chocs, une alternance préméditée de chansons colorées, critiques, acides, nostalgiques et poétiques.
A travers ce tourbillon dans lequel il nous entraîne, Brel nous offre ce supplément d’âme, ce sublime qui l’habite et qui nous habite.
« Les hommes sont merveilleux, il faudrait peut-être le leur dire ».
 France Brel, Octobre 1998

Prix:
15,00€